Moi, mon intérêt, moi, mes idées, moi, mes opinions, moi, mon corps, moi, mon c½ur, moi seule, moi unique, moi sans les autres !
Mais pourquoi ?
Parce qu'il faut se battre, chérie, parce qu'il faut tous les oublier quand c'est dans ton intérêt, parce que tu vaux mieux, parce que l'égoïsme gagne toujours, parce que personne ne te pleurera quand tu crèveras, ne te fais pas d'illusions, mon amour.
Ne te fais pas d'illusions, les rêveurs n'ont pas de place en ce monde, personne ne pense plus avec sa tête, ici bas, personne ne pense à toi, regarde les mourir à distance, c'est mieux, mieux pour toi, mieux pour ton intérêt, oublie les, aime toi.
Aime toi, parce que tu es la plus belle, la meilleure, aime toi, car tu
seras la seule à t'aimer,
à jamais.
A jamais, ils
te regarderont de loin, jamais
tu ne souffriras, jamais
tu ne les aideras, il faut se battre
ma chérie, il faut se battre, pas contre
toi, contre ceux qui veulent vivre, et pour vivre, prendre
ta place, une place si fragile, tu ne voudrais pas
mourir, par hasard, pas ce soir,
mon amour, pas ce soir ?
Non il ne faut pas.Non, il ne faut pas,
n'oublie pas, un autre prendra
ta place, n'oublie pas que n'importe lequel d'entre eux te laissera tomber, n'oublie pas que
l'amour a cessé d'exister, lorsque
Dieu est mort, pour tout dire, il n'a jamais exister. N'oublie pas,
ma belle, que le vice est
partout, n'oublie pas que derrière chaque mur, quelqu'un
te guette pour profiter de
ton innocence, n'oublie pas que de
ton corps, il pourrait en faire ce qu'il voudrait, non, n'oublie pas, pour
moi ...
Pour moi, qui suis comme les autres, pour
moi, suis mes conseils et peut être
je gagnerai
ma place au paradis, suis
mes conseils dans
mon intérêt,
égoïste je t'ai dit,
tu pleures
mon enfant ?
Tu pleures parce que
moi, je ne suis pas ce que
tu espérais,
tu es déçue, n'est-ce pas ? Eh bien pleure ! Laisse étaler
ta faiblesse au monde entier, laisse voir, à tout ces gens là, que
tu pleures, pauvre petite fille
innocente, elle est faible, oh la pauvre !
Plaignons la. Et
surtout, servons nous d'elle, servons nous de
sa crédulité, regardez la avec
ses grand yeux bleus, regardez la rougir, comme elle est
mignonne, comme elle parait
candide, encore loin d'imaginer qu'elle mourra, pour calmer
la pulsion d'un autre.
Adieu.
Le mal permet de créer, le mien m'a permis d'écrire ce texte sans grands intérêts.